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Bien assurer sa résidence secondaire : c'est primordial
01 mai 2006
Par Yves Charcot, journaliste, chroniqueur pour MSN Finances
Vous êtes l’heureux propriétaire d’un chalet, d’un appartement à la mer ou d’une maison à la campagne ? Rien ne vous oblige à souscrire une multirisque habitation, mais tout doit vous y inciter ! Vos questions, nos réponses.
Quel contrat choisir ?
Tout dépend de votre assureur. En effet, alors que certaines compagnies vous proposeront d’étendre le bénéfice de votre contrat « résidence principale » à votre maison de campagne, d’autres vous obligeront à signer un nouveau contrat spécifique. Sachez également, que bien que vous soyez en théorie libre d’assurer votre maison auprès de l’assureur de votre choix, en pratique, certaines enseignes exigent que votre résidence principale soit déjà assurée chez elles !
Dois-je à nouveau souscrire une garantie responsabilité civile ?
Absolument pas. La responsabilité civile (RC) est une garantie qui n'est pas liée à l'habitation mais à la personne assurée. En clair, si vous êtes déjà couvert par un contrat pour votre résidence principale, inutile de souscrire cette garantie pour votre résidence secondaire. Certains assureurs vous proposeront d’ailleurs spontanément un contrat « résidence secondaire » sans RC. A défaut, demandez-lui si cela est possible. En évitant un doublon, vous réduirez aussi le montant de votre cotisation !
Quels sont les risques couverts par une "multirisque habitation secondaire" ?
Comme pour votre résidence principale, votre résidence secondaire est couverte contre les risques : d’incendie, d’explosion ou de dégâts des eaux. Mais quid des « risques naturels » auxquels est exposé un chalet en montagne (avalanche) ou une villa au bord d’une rivière (inondation) : devez-vous souscrire une garantie spécifique ? Pas forcément, car tous les contrats multirisques habitation incluent obligatoirement une protection « catastrophes naturelles ». Cependant, renseignez-vous. En cas de « risque aggravé » votre assureur pourra éventuellement vous demander de souscrire une couverture complémentaire.
Et en cas de cambriolage : serai-je correctement indemnisé ?
Tout dépend de votre contrat, du capital garanti et des exigences de votre assureur. Le risque de vols dans une maison inoccupée étant loin d’être négligeable, un conseil : redoublez de vigilance avant de choisir votre contrat. Sachez notamment que s’il n’existe pas de clause d’inhabitation dans les contrats « résidence secondaire », en revanche d’autres dispositions contre le vol peuvent être exigées par l’assureur : serrures de sûreté labellisées à plusieurs points d’ancrage, volets anti-effractions, barreaux aux fenêtres, alarmes, voire télésurveillance.
Autre recommandation : surveillez de près le montant du capital garanti. Il est généralement moindre que pour l’habitation principale. Et cette réduction est loin d’être négligeable. Elle peut représenter un quart, voire la moitié de la valeur des biens assurés (mobilier, objets de valeur, appareils ménagers…). En d’autres termes, alors que pour la résidence principale les biens assurés sont couvert par l’assurance selon leur valeur, pour une résidence secondaire l’assureur ne prend en compte que les trois quart ou la moitié de la valeur des objets ! Quant aux objets de valeur, ils sont parfois tout simplement exclus de la garantie vol, notamment s'ils sont dérobés pendant que la maison n'est pas habitée.
A savoir Il est toujours possible de demander à un assureur de réviser à la hausse le montant du capital garanti. En contrepartie votre prime augmentera aussi.
Combien ça coûte ?
Le montant de la prime est très variable. Chez certains assureurs, il ne vous en coûtera absolument rien puisque votre multirisque habitation couvre indifféremment résidence principale et secondaire. D’autres, en revanche, vous appliqueront exactement les mêmes tarifs que pour votre habitation principale.
Claude d’inhabitation
La clause dite d'inhabitation prévoit que la garantie vol cesse si le logement reste inoccupé durant un certain temps (60 ou 90 jours par an suivant les contrats).