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Sicav Le grand retour des grands réseaux
01 octobre 2006
Dans des marchés actions bien orientés mais tumultueux, et avec des obligations en berne, la XXIe édition des Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent récompense un géant de la finance : le Crédit Agricole. Les trois autres Corbeilles vont à Carmignac Gestion, Fédéris Gestion d’actifs et Aviva.
Avec l’environnement boursier, il en va comme avec le vin. Il y a de grandes années et d’autres plus délicates. L’an dernier, les XXes Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent célébraient un grand millésime. Avec des marchés en hausse, tous actifs confondus, les gammes de fonds avaient fière allure. Cette année, l’éclairage est un peu différent. Certes, les gains enregistrés par les marchés d’actions sont toujours aussi satisfaisants. Surtout en Europe. Au cours des douze derniers mois, le CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, a progressé de 17,69%. Soit peu ou prou la même hausse que l’année précédente. Pour autant, les marchés ont eu un parcours plus hésitant, plus heurté avec notamment un vrai trou d’air à la mi-juin. Rien d’anormal si l’on se souvient qu’au cours de cette période, le prix du baril de pétrole a connu de fortes tensions à la hausse, que l’économie mondiale a montré des signes de surchauffe et que de nouveaux risques géopolitiques majeurs sont apparus. Le marché obligataire en revanche a eu plus de difficultés. Les décisions d’Alan Greenspan puis de Ben Bernanke, son successeur à la tête de la Banque centrale américaine, d’utiliser régulièrement l’arme de la hausse des taux au cours des douze derniers mois pour contrer les tensions inflationnistes de l’économie outre-Atlantique ont pesé sur les fonds composés d’obligations à taux fixe. Des produits dont la valeur diminue lorsque les taux montent. Et comme, pour les mêmes raisons, la Banque centrale européenne a procédé, de son côté, à quatre relèvements de ses taux courts, il n’y a pas eu de miracle. Logiquement, de nombreux fonds obligataires s’affichent en légère perte. Seule consolation : les turbulences sur les marchés d’actions de la fin du printemps auront permis aux taux longs de rester sages, les emprunts ayant joué le rôle de valeurs refuges.
Plus que jamais, la diversification prend tout son sens
Reste que cette année a été plus rude que prévu. En témoignent les performances relatives des fonds. Autrement dit, la capacité des gérants à se distinguer. Si les pilotes des fonds investis sur l’Europe ont fait en moyenne mieux que leur marché, avec une hausse de 16,63% contre 15,90% pour le MSCI Europe, cela n’aura pas été le cas pour toutes les catégories. Tant s’en faut. Ainsi, les Sicav d’actions françaises ont été, avec une avancée de 17,29%, moins performantes que le CAC 40.
Compte tenu des incertitudes pesant encore aujourd’hui sur certains pans de l’économie mondiale, mais aussi – et paradoxalement – sur la bonne santé recouvrée d’une vieille Europe appelée à jouer un rôle de relais de croissance alors que la machine américaine ralentit, les épargnants vont avoir intérêt à s’en remettre à des règles de bon sens. En diversifiant leur portefeuille, par exemple, afin de limiter les risques ! Dans ce cadre, mieux vaut s’assurer que l’établissement à qui vous confiez votre épargne est vraiment performant. Autrement dit, que ses équipes de gestion disposent du talent nécessaire pour vous offrir une gamme de fonds attractive. Tel est la fonction des Corbeilles. Notre prix juge en effet les promoteurs – assureurs, banques à réseau ou établissements spécialisés – à l’aune des performances de leurs gammes au cours des douze derniers mois, comme des cinq dernières années.
Cinq ans en Bourse En baisse Actions : La forte chute des marchés en 2001 a été accentuée par des scandales financiers et les attentats du 11 septembre outre-Atlantique. La baisse s’est poursuivie jusqu’en février 2003, après le déclenchement du conflit en Irak. Depuis, les marchés européens ont progressé de près de 80%. A l’international, 2005 a surtout marqué le réveil du marché japonais (+40%). En hausse Obligations : L’environnement est marqué par une détente historique des taux entre 2001 et 2004, avec en France des rendements à dix ans proches de 3%. Aux Etats-Unis, les remontées successives des taux courts pour limiter les poussées inflationnistes ont fixé le niveau des taux longs sous celui des taux courts en 2006. En Europe, en dépit des quatre hausses du loyer de l’argent par la Banque centrale européenne, les taux longs sont restés relativement stables |
Au sommaire de cette enquête :
Votre banque est-elle dans le coup ?
Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006