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Mise à jour : mardi 21 août 2012 07:30 | Par Capital.fr, www.capital.fr

Bruno Bonnell, fondateur d'Inforgrames : "Lyon a de moins 
en moins de complexes 
à l’égard de Paris" 

Avec Infogrames, ce Lyonnais d’adoption a tout connu : le succès, la Bourse, la chute. En 2007, Bruno Bonnell est débarqué d'Infogrames par ses administrateurs.
 Revenu à Villeurbanne en 2010, il lance Robopolis, une start-up spécialisée dans les robots intelligents et réalise 25 millions d'euros de chiffre d'affaires. Ce serial-entrepreneur voit émerger dans la région lyonnaise un nouvel esprit d’entreprise.


Bruno Bonnell, fondateur d'Inforgrames : "Lyon a de moins 
en moins de complexes 
à l’égard de Paris" 

© REA

Capital : La place de Lyon dans le monde des affaires a-t-elle changé depuis vos débuts, il y a trente ans ?
Bruno Bonnell : Complètement. La première révolution, c’est en 1981, quand nous passons de quatre à deux heures de train de la capitale. La seconde, c’est vingt ans plus tard : le schéma d’une ville satellisée par Paris explose avec l’évolution économique de l’Europe, dont Lyon devient un élément clé. La montée en puissance de l’Allemagne et des pays limitrophes a déplacé le centre de gravité de la zone euro vers l’Est. Ce qui favorise le Rhône, d’autant que le département est aussi tourné vers le Sud et le bassin méditerranéen. Les entreprises européennes, qui font des affaires à Paris, Lille ou Barcelone, voient désormais Lyon comme un hub stratégique sur le continent. C’est une ville de flux, avec le TGV, l’aéroport international et le maillage autoroutier, mais aussi une ville noyau.

Capital : Y a-t-il une mentalité lyonnaise dans le business ?
Bruno Bonnell : Quand j’ai commencé, les entrepreneurs du coin étaient très repliés sur eux-mêmes. Mais dès lors qu’ils ont arrêté de penser que Paris était l’ennemi et qu’ils se sont engagés dans une saine compétition avec les principales capitales européennes, un vent frais a soufflé sur l’économie locale. Les patrons lyonnais sont «urbi», bien ancrés dans leur ville, mais aussi «orbi», tournés vers le reste de la planète. Ce qui n’est pas le cas dans toutes les grosses agglomérations fra

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