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La fête est gâchée. Jusqu’en décembre, comme chaque année depuis qu’il en a pris la présidence en 2006, Pierre Richard comptait profiter des spectacles du très pointu Festival d’automne, à Paris. Las, au lieu d’aller s’enthousiasmer pour la musique «augmentée» de l’Autrichienne Olga Neuwirth ou d’applaudir le théâtre engagé du Mexicain Gabino Rodriguez, l’ancien patron de Dexia a dû répondre aux convocations des députés français et belges. Réunis en commissions, ces grincheux voulaient comprendre pourquoi la banque, qu’ils ont dû sauver en catastrophe début octobre, a fait naufrage.
Au total, l’ardoise que laisse l’établissement au contribuable atteint plusieurs milliards d’euros. Le décompte a commencé en 2008. Lorsque Dexia, que Richard avait créée en 1996 en mariant le Crédit local de France et son homologue belge, s’est retrouvée à court de liquidités. Pour la sauver, l’Etat français avait dû injecter 3 milliards d’euros. Au dernier cours du titre, cette participation ne vaut désormais plus que 100 millions d’euros. A cette moins-value colossale, il faut ajouter le surcoût, de plusieurs centaines de millions d’euros par an, que devront verser pour encore un moment les nombreux départements et mairies à qui Dexia a fait signer des prêts «toxiques». Et, surtout, la garantie apportée début octobre par l’Etat sur une montagne d’actifs pourris. Si tout se passe bien, ce dernier récupérera quelques millions d’euros sous la forme d’une «prime




















