Le compte à terme : un placement sans risque à forte visibilité

Le compte à terme, ou dépôt à terme, permet de placer sans risque et sans frais une somme d'argent à un taux de rémunération et sur une durée connus à l'avance. Les taux sont fixés librement par les établissements bancaires, mais ils sont garantis sur toute la durée du placement, même si les taux d'intérêt diminuent par la suite. Quant aux durées proposées, elles varient en général de 1 mois à 5 ans, voire 10 ans. Plus la durée de placement est longue, plus le taux de rémunération est élevé. Le taux peut varier également à la hausse en fonction du montant placé. Les comptes à terme fonctionnent par versement unique : à la différence des livrets, vous ne pouvez plus effectuer de versements complémentaires une fois la somme placée. Au terme de la durée de placement, l'épargnant récupère son capital initial, auquel s'ajoute le montant des intérêts (qui peuvent être capitalisés jusqu'à la fin du placement, ou distribués chaque année, parfois mensuellement, trimestriellement ou semestriellement). Sur un compte à terme, la somme est donc en principe immobilisée jusqu'à l'échéance du contrat, ce qui en fait un placement moins liquide qu'un livret. Les retraits anticipés sont toutefois possibles. Ils entraînent la clôture du compte et une révision à la baisse de la rémunération, le plus souvent par l'application de pénalités de retrait anticipé. Il existe deux types de comptes à terme : - Les comptes à terme à taux fixe ; - les comptes à terme à taux variable ou progressif, dont la rémunération augmente tous les trimestres ou tous les semestres, dans des proportions également connues à l'avance. A noter que certains placements mixtes intègrent des comptes à terme, par exemple les placements Moisson et Messidor à la Bred Banque populaire, ou Quadreto à la Caisse d'épargne. Sur le plan de la fiscalité, les revenus issus des comptes à terme sont soumis au même régime que celui des livrets bancaires, c'est-à-dire à l'impôt sur le revenu (24% au titre du prélèvement forfaitaire libératoire) et aux prélèvements sociaux (13,5%).