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Immobilier : la hausse des prix en voie d'apaisement ?

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Les professionnels pensent que le rythme des augmentations pourrait s'atténuer
L'immobilier d'habitation est entré, en 2005, dans sa huitième année d'affilée de hausse des prix. Mais, avec les résultats du premier trimestre, la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) s'attend à une décélération de l'augmentation : autour de 10% sur l'année contre 12% en 2002, 14% en 2003 et plus de 15% en 2004.
Une moyenne qui cache de grandes disparités
Il n'est donc pas question de baisse et tous les scénarios catastrophes sont démentis par le dynamisme des ventes. Se différenciant de certains économistes, la Fnaim écarte toujours l'idée de bulle immobilière. Le prix moyen sur la France entière se situe actuellement à 2 318 euros le mètre carré. Derrière ce chiffre, de grandes disparités se cachent : Paris culmine à 5 274 euros, Cannes à 3 694 et Biarritz à 3 594; Marseille et Lyon avoisinent les 2 500 euros; Rennes, Nantes et Toulouse restent sous la barre des 2 300 euros, tandis que Brest ferme la marche des grandes villes, à 1 275 euros. L'analyse par les notaires du marché francilien écarte, elle aussi, toute menace de crise dans l'immédiat. Elle note juste un léger ralentissement de la hausse des prix en fin d'année 2004, particulièrement dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Elle reste toutefois autour de 20% dans les autres départements d'Ile-de-France. A Paris, le prix du mètre carré a augmenté de 14,2% l'an dernier.
Polémique autour d'une bulle
Contrairement aux professionnels de l'immobilier, Jean-Pierre Petit, chef économiste d'Exane BNP Paribas, n'hésite pas à parler de bulle immobilière. Selon lui, celle-ci serait même entretenue par les pouvoirs publics, via notamment la politique fiscale (loi Robien, baisse des droits de donation, prêt à taux zéro…). Pourquoi ? Pour "combler les effets du carnage boursier de 2000-2002 sur le patrimoine net des ménages" et "créer un sentiment (au moins virtuel) d'enrichissement", explique l'économiste. Pour les dix-huit prochains mois, il envisage trois scénarios : un atterrissage en douceur des prix, avec 40% de probabilité, plus vraisemblable qu'un krach (20% de chance). Mais la persistance de la bulle reste possible à 40%, aggravant le risque de krach après 2007.
Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006