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Copropriété : ne payez plus les yeux fermés!
01 mars 2005
Les charges augmentent et l’avenir ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Sur six postes clés, nous avons cherché à diminuer l’addition.
La flambée de l’indice de la construction a fait grincer les dents des locataires. Illico, le ministre de l’Economie et des Finances s’est empressé d’évoquer la remise en cause de l’indice du coût de la construction, utilisé pour l’indexation des loyers. Les pouvoirs publics, en revanche, font preuve de moins de mansuétude pour les propriétaires. En renforçant les obligations légales, par exemple sur les ascenseurs, ils alourdissent les charges de copropriété. Comme si elles avaient besoin de ce coup de massue supplémentaire ! En 2003, elles ont ainsi augmenté de 3 %. Pour l’année dernière et celle en cours, les hausses s’annoncent déjà plus importantes. La raison ? « L’envolée du coût de l’énergie se répercute sur le prix du chauffage, l’eau augmente régulièrement et le coût des assurances grimpe », explique Paul Rolland, président de la Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB). Alors, comment faire pour endiguer cette inflation annoncée des charges ? Ou plus simplement pour avoir une addition plus en ligne avec la moyenne des copropriétés ? Selon les données de la CNAB, la note atteignait en moyenne 18,10 euros par mètre carré en 2003, hors travaux exceptionnels. Avec des écarts assez importants d’une ville à l’autre. « Pour qui accepte de se plonger dans les comptes de son immeuble et d’éplucher les contrats de prestations en tout genre, il existe bel et bien des gisements d’économies », assure un syndic bénévole. Etablir une comparaison annuelle des dépenses et des consommations (eau, gaz, fioul, électricité, etc.) sur les cinq ou dix dernières années suffit parfois à détecter des anomalies. Pour vous aider à maîtriser le surcoût, nous avons passé au crible six postes de charges. Ils pèsent plus de 58 % de la facture. Le solde, lui, correspond notamment aux frais de personnel (3,60 euros par m2). Quant aux lotissements, ils doivent faire face à des dépenses très particulières.
| Lotissements : piscines et espaces verts au prix fort |
Les maisons individuelles en lotissement sont parfois organisées en copropriété. Ici, pas de dépenses concernant le chauffage des parties communes ou l’entretien des ascenseurs. Les postes les plus gourmands en charges concernent les espaces verts, la réfection de la voie privée, l’éclairage extérieur, mais aussi l’entretien de certaines installations, comme un court de tennis ou une piscine. La loi du 3 janvier 2003 sur la sécurité des piscines privées a déjà eu une incidence financière sur les dépenses, ces travaux ayant dû être réalisés depuis le 1er mai 2004, notamment pour les locations saisonnières. Ce même texte prévoit que les propriétaires de piscines construites avant le 1er janvier 2004 doivent installer un dispositif de sécurité avant le 31 décembre 2005. |
C’est la région parisienne (qui l’eût cru!) qui détient le record des charges avec 24,90 euros au mètre carré (contre une moyenne de 18,10 pour l’ensemble de l’Hexagone). Clermont-Ferrand est la « moins disante » avec 8,10 euros par mètre carré. Elle affiche même une diminution de charges de 2,4 % par rapport à 2002. Tout comme Rennes (-1%), Bourg-en-Bresse (-1,8%) et Nantes (-1,8%). Alors que sur la même période la moyenne nationale progresse de 3 %. C’est à Pau qu’elles ont le plus augmenté (+6,2%). Néanmoins, le niveau des charges y reste modéré avec 14,40 euros au mètre carré.
Niveau moyen des charges en 2003 en euros/m2 | Variation des charges sur un an en % | |
Amiens | 21,7 | nd |
Bordeaux | 18,1 | +3,7 |
Bourg en Bresse | 13,5 | -1,8 |
Chambéry | 21,4 | nd |
Clermont-Ferrand | 8,1 | -2,4 |
Dijon | 14,1 | nd |
Lille | 20,9 | +2,8 |
Limoges | 15,2 | +7,3 |
Lyon | 10,9 | +5,8 |
Marseille | 15 | +4,4 |
Metz | 11,5 | +3,6 |
Montpellier | 13,9 | nd |
Nantes | 13,7 | -1,8 |
Nice | 10,4 | +1,3 |
Orléans | 15,4 | nd |
Paris | 20,1 | +2,0 |
Pau | 14,4 | +6,2 |
Poitiers | 11,6 | nd |
Région parisienne | 24,9 | -0,4 |
Rennes | 8,9 | -1,0 |
Rouen | 13,9 | +2,4 |
Strasbourg | 14,9 | +6.0 |
Toulon | 9,9 | +1,3 |
Troyes | 18,7 | +2,7 |
source : CNAB (novembre 2004)
Au sommaire de cette enquête :
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