
© REA
Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, lundi 17 octobre. Au siège d’Air France Cargo, l’ambiance est électrique. Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général du groupe Air France-KLM, est sur le point d’être débarqué. Dans les couloirs de la branche fret, des cadres à la mine inquiète chuchotent, d’autres courent avec d’épais dossiers sous le bras, tandis que des portes se referment à la hâte sur des conciliabules improvisés. Le bureau de Florence Parly, la patronne de la division, semble s’être transformé en cellule de crise. Le téléphone sonne sans cesse, ses adjoints se succèdent dans la pièce pour venir aux nouvelles. «Désolée, la situation est exceptionnelle», finit par lâcher la dirigeante, légèrement tendue.
On la comprend. Mieux vaut éviter tout faux pas en ce jour de turbulences. «Un changement de gouvernance chez Air France, et c’est la cour de Versailles qui se reforme à Roissy», résume un cadre du groupe. Florence Parly est d’autant plus circonspecte qu’elle a été citée comme candidate potentielle à la tête de la compagnie. Un leurre, évidemment : c’est finalement Alexandre de Juniac, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, qui sera nommé. Même si Florence Parly n’a pas démérité. Depuis deux ans, cette femme énergique de 48 ans s’est attelée au redressement d’Air France Cargo, la branche qui transporte des produits high-tech ou des fleurs dans les soutes de Boeing 777 ou d’A340.
Arrivée en pleine tempête. La
sur le même sujet
Les dossiers finances en images
publicité
- + Récent+ Récent
- + Partagés+ Partagés
- + Vus+ Vus
- Il y a 1 heure
- Il y a 3 heures
- Il y a 3 heures
- Il y a 3 heures
- Il y a 3 heures
- Il y a 3 heures
- Il y a 3 heures
- Il y a 4 heures
- Il y a 4 heures
- Il y a 5 heures
- Il y a 6 heures
- Il y a 6 heures
- Il y a 6 heures
- Il y a 6 heures
- Il y a 7 heures
- Il y a 7 heures
- Il y a 8 heures
- Il y a 8 heures
- Il y a 9 heures
- Il y a 9 heures

















