
© REA
Lorsqu’il a lu «Les Echos» du 18 avril dernier, Edouard Binier a cru à un canular. Guillaume Sarkozy y annonçait en fanfare son mariage avec Europ Assistance dans les services à la personne. Le groupe de protection sociale que dirige le frère aîné du président se proposait d’ouvrir tout grand son fichier de 3 millions de retraités pour développer un business d’aide à domicile, tâches ménagères ou suivi médicalisé. Nom du bébé : Bien-être Assistance.
Si Edouard Binier a vu rouge, c’est que sa société, Assisteo, 20 millions de chiffre d’affaires, propose la même chose. Et que cela fait trois ans que Malakoff Médéric, un groupe mutualiste aux 3 milliards d’euros de fonds propres, est entré à son capital pour développer avec lui ces emplois de proximité, dans la foulée du plan Borloo. «Ils nous ont poussés dehors au mépris de la clause de non-concurrence», assure Edouard Binier, 34 ans, ingénieur des Arts et Métiers. Du coup, il n’a pas tardé à réagir : dès juin, lors de l’AG d’Assisteo, lui et ses deux associés refusaient de renouveler le mandat des administrateurs de Malakoff Médéric. Les deux camps règlent désormais leurs comptes en justice.
A vrai dire, leur histoire d’amour n’a pas duré un mois. Très vite, Assisteo s’est aperçu que les ordres que Sarkozy donnait n’étaient guère appliqués sur le terrain. Ce n’est pas facile de gérer un groupe paritaire, mutualiste et non lucratif. Les équipes locales de Malakoff Médéric, habituées à
sur le même sujet
Les dossiers finances en images
publicité
- + Récent+ Récent
- + Partagés+ Partagés
- + Vus+ Vus
- Il y a 1 heure
- Il y a 2 heures
- Il y a 2 heures
- Il y a 12 heures
- Il y a 1 jour
- Il y a 1 jour
- Il y a 1 jour
- Il y a 1 jour
- Il y a 1 jour
- Il y a 1 jour
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours
- Il y a 2 jours

















