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En plein cœur du Marais, à Paris, le jeudi 17 novembre. Nathalie Balla a convié la presse dans une galerie d’art pour présenter les pièces les plus originales de la prochaine collection de La Redoute. Mais la patronne du vépéciste n’a pas pris la parole devant l’assemblée. "Pas son style", l’excuse sa dircom, en la cherchant des yeux parmi la foule des journalistes et des blogueuses qui admirent les robes et les chemisiers printemps-été 2012. On finit par la rejoindre dans un coin de l’exposition. Directe, la PDG précise avant d’être interviewée : "Je ne pourrai malheureusement pas parler de la vente de La Redoute."
Mission périlleuse. Difficile de concevoir un job plus délicat que celui de Nathalie Balla. Depuis mi-2009, cette pétillante brune de 44 ans, juchée sur des stilettos, a la lourde tâche de faire redécoller le roi du prêt-à-porter par correspondance pendant que sa maison mère, le groupe PPR, tente de le céder au plus offrant avec le reste de Redcats, sa division vente à distance (Vertbaudet, Cyrillus…). La mission est ardue : concurrencée par les webmarchands généralistes et par les marques de mode qui ont déboulé sur Internet, La Redoute a vu son chiffre d’affaires s’effondrer d’un tiers en cinq ans, pour tomber autour du milliard d’euros. Ce qui explique que les fonds d’investissement hésitent à sortir leur chéquier. "Certains pensent que la chute va se poursuivre, glisse un familier du dossier, même si
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