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Comme baptême du feu, il pouvait rêver mieux. Mi-mai 2011, cinq mois après avoir été nommé PDG du groupe hôtelier Accor, Denis Hennequin se trouve plongé au cœur de l’affaire DSK, le plus gros imbroglio politico-judiciaire de ces dernières années. Enquêtes dans les couloirs du Sofitel New York, l’un des fleurons du groupe, convocations par la justice américaine, soupçons de complot dans la course à l’Elysée, acharnement d’officines privées et de journalistes du monde entier… le cocktail était explosif.
Joignable jour et nuit, décalage horaire oblige, le nouveau patron a suivi avec sa cellule de crise l’évolution de l’affaire en temps réel. Sans jamais se départir de son sang-froid. «A un moment, c’est même lui qui a dû réconforter une partie des équipes, qui avait craqué», se souvient un collaborateur. Sept mois plus tard, dans son vaste bureau au dernier étage du siège d’Accor, à Paris, Denis Hennequin sourit, aimablement, comme à son habitude, mais reste ferme. Pas question de revenir sur l’épisode, qui a déjà trop occupé son comité de direction. «Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai lutté pour garder la plus grande neutralité possible», lâche-t-il simplement.
Un look de rockeur anglais. Il est comme ça, Denis Hennequin. Calme, froid, mais direct et efficace. Ça tombe bien, depuis qu’il a pris les commandes du premier opérateur hôtelier mondial (plus de 4 200 hôtels F1, Ibis, Mercure, Pullman… dans 90 pays), rien ne lui a été éparg
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