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Vous savez, le parfum, c’est comme le vin : il faut un long apprentissage pour faire la différence entre un bon et un mauvais jus.» Les jambes élégamment croisées dans le fauteuil d’une salle de réunion, au siège de Clarins, à Neuilly-sur-Seine, Sandrine Groslier file la métaphore viticole. «Comme dans les grands crus, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus», poursuit la directrice générale France des parfums Clarins en parcourant du regard les affiches publicitaires de ses propres fragrances. Le chanteur Enrique Iglesias égérie d’Azzaro, l’actrice Eva Mendes à demi nue pour Angel, de Thierry Mugler… Elle sourit : «Quand on a un bon produit, on arrive toujours à se faire de la place.»
Du culot à revendre. On ne sait pas trop si Sandrine Groslier parle d’elle-même ou de la cinquantaine de parfums qu’on vient de lui confier pour la France. Depuis le 1er janvier, cet as du marketing de 38 ans pilote le marché le plus rentable de Clarins Fragrance Group, la division parfums du roi des crèmes de soin. Le fabricant français, entré dans la parfumerie dans les années 1990, est encore un poids plume face aux mastodontes L’Oréal, LVMH ou Coty. Mais il a réussi à mettre la main sur deux belles pépites : Thierry Mugler, dont le hit Angel – un jus très vanillé dont raffolent les jeunes femmes – est le troisième parfum
le plus vendu au monde, et Azzaro, un musc boisé, best-seller européen au rayon homme. En comptant les trois licences qu’il a décroché
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