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Et dites à Air France d’abandonner sa classe économique, on se charge du boulot !» Novembre 2010, esplanade du Trocadéro à Paris. Tony Fernandes, le patron d’AirAsia, la première compagnie low cost asiatique, fanfaronne devant la tour Eiffel. Venu annoncer l’ouverture d’une ligne Paris-Kuala Lumpur, il tape dans le dos de ses directeurs, prend la pose au milieu de ses hôtesses, et brandit des pancartes «99 euros», le tarif d’appel de ses vols à prix cassés. «Nous allons montrer aux Français ce que c’est que le low cost !» Janvier 2012, ministère de l’Economie. Venu participer à un colloque, Fernandes annonce qu’il suspend les vols vers la France. «Trop de taxes, impossible de faire du low cost ici, explique finalement le PDG. Mais attendez quelques années qu’on nous livre nos nouveaux avions économiques, et nous reviendrons !»
Habillé comme ses employés. Ce type est infatigable. Entre ses bureaux de Kuala Lumpur, ses filiales à Bangkok et Jakarta, ses week-ends à Bali et ses rares vacances à Villefranche-sur-Mer, où il possède une propriété, Tony Fernandes passe son temps dans les avions. A 47 ans, ce Malaisien dirige l’une des 25 plus grosses compagnies aériennes au monde, avec 107 appareils et 30 millions de passagers en 2011. Lui veut en faire «l’une des premières», d’ici une dizaine d’années. Et il met les gaz pour y parvenir. En juin dernier, il a signé l’une des plus importantes commandes de toute l’histoire de l’aviation : 200 A320
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