Voiture neuve : au meilleur prix ! - MSN Finances - Bien acheter sa voiture
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Voiture neuve : au meilleur prix !

Laurence Ollivier
Par Laurence Ollivier, journaliste, chroniqueuse pour MSN Finances.
Acheter sa voiture neuve à bas prix, c’est possible. À condition toutefois de suivre les bonnes filières et de prendre un minimum de précautions.
Concessionnaires : la voie classique
Ne rêvez pas ! Obtenir plus de 5 % sur la dernière BMW reste un exploit. Lorsque la voiture plaît, que les capacités de production ou de distribution sont limitées, les acheteurs sont plus nombreux que les modèles, les délais d’attente s’allongent et les ristournes fondent. Pour obtenir une meilleure remise, il est primordial de jeter son dévolu sur un modèle plus répandu et, si possible, sur un marché où la concurrence fait rage. Sans rien sacrifier de vos préférences, vous pouvez obtenir jusqu’à 10 %. La remise peut être encore plus importante en optant pour une voiture en stock, c’est-à-dire sans émettre de souhait en matière de couleur ou de niveau d’équipement. Mais la bonne affaire ne s’expose pas. Elle se cache en arrière-plan d’un hall d’exposition. C’est un modèle en fin de carrière, une voiture démodée ou un échec cuisant qu’un constructeur essaie tant bien que mal d’écouler.
A savoir
Sur certaines voitures, notamment les grosses motorisations essence, la remise peut atteindre 20 %. Mais attention, en contrepartie, le modèle sera sans doute aussi très difficile à revendre sur le marché de l’occasion.
Mandataires : pour les plus patients
Lorsqu’on pousse la porte d’un mandataire, on ne vient pas chercher un service supplémentaire mais bien une remise. Sur certains modèles, il est d’ailleurs possible d’obtenir un rabais de 25 % sur le prix catalogue. Cependant, comme chez le concessionnaire, les ristournes les plus importantes concernent ici aussi les modèles boudés par la clientèle. À une nuance près : il est possible de faire une bonne affaire sur une star du marché. Pourquoi ? Tout simplement parce que contrairement au concessionnaire qui se fournit en France, le mandataire, lui, achète une partie de ses voitures à l’étranger. Or, malgré le passage à l’euro, les écarts de prix sur un même modèle subsistent encore d’un pays à l’autre : le mandataire en profite, le client aussi.
À savoir
En prenant un minimum de précautions et en s’adressant à une entreprise ayant pignon sur rue, l’un des seuls risques que vous courez avec un mandataire, c’est d’attendre plus longtemps que prévu la livraison de votre voiture. Redoublez toutefois de vigilance avant de vous engager. Fuyez les entreprises dont le siège social est basé à l’étranger. Ne vous engagez jamais sans avoir rencontré un vendeur. Evoquez les problèmes d’entretien, de garantie. Exigez que les équipements soient mentionnés et comparez-les avec ceux du modèle vendu en France.
Courtiers : ils négocient pour vous
Nouveaux acteurs du marché de la vente de voitures neuves, les courtiers, au même titre que les mandataires, sont des négociants. Mais contrairement à ces derniers, ils travaillent exclusivement avec les concessionnaires français. En échange de l’assurance d’un certain volume de ventes, ils parviennent à obtenir de bonnes remises, même sur des nouveautés. Comptez 10%, là où, seul, vous décrocheriez péniblement 5 % ! Si le principe vous intéresse, il suffit de vous rendre sur le site d’un courtier (ConcessionDirect, Stockauto, Webcarcenter…), de sélectionner le modèle et les options de votre choix. Vous recevrez ensuite un devis détaillé.
À savoir
Le courtier joue uniquement le rôle d’intermédiaire, rémunéré par le concessionnaire. La voiture vous est livrée dans les locaux de ce dernier. La facture porte l’en-tête de la concession. Il est également possible, comme pour tout achat classique de souscrire à une extension de garantie ou un contrat d’entretien.
Achat en direct à l’étranger : réservé aux initiés
Acheter sa voiture directement à l’étranger est sans doute le meilleur moyen de réaliser une bonne affaire. Sur certains modèles, il est en effet possible d’économiser jusqu’à 30 %. Mais attention, malgré l’Europe, le parcours n’est toujours pas une sinécure. Car ce n’est, hélas, pas à la frontière belge que l’on fait les meilleures affaires mais généralement au Danemark, en Pologne ou en Grèce.
Les clés d’un achat réussi ? La préparation. Pour les recherches, Internet s’avère être un outil précieux. En premier lieu, repérez les pays où le modèle est vendu le moins cher, vérifiez que l’équipement de série du véhicule qui vous intéresse correspond bien à celui du même modèle commercialisé en France. Ensuite, entrez en contact avec un concessionnaire local, assurez-vous qu’il accepte de vendre à un étranger, prévoyez le moyen de paiement, fixez la date de livraison et les éventuels frais annexes, notamment pour immatriculer la voiture temporairement. Enfin, de retour au pays, vous n’aurez plus qu’à acquitter la TVA auprès de la recette des impôts et à effectuer les formalités administratives. Bonne nouvelle, celles-ci sont aujourd’hui simplifiées !
À savoir
Le Centre européen des consommateurs dispense de précieuses informations aux candidats acquéreurs d’une voiture neuve dans l’Union européenne. Il est notamment possible de consulter la cote de certains modèles pays par pays sur leur site http://www.euroinfo-kehl.com, rubrique « auto ».
Formalités administratives
Pour l’immatriculation d’une voiture achetée dans l’un des 25 pays membres de l’Union européenne, rendez-vous en préfecture avec un quitus fiscal prouvant que vous avez bien réglé la TVA (19,6 %) à la recette des impôts et un certificat de conformité européen (délivré par le constructeur automobile). Attention, l’immatriculation doit intervenir dans le mois qui suit la date d’achat du véhicule. Si la voiture n’a pas été achetée dans l’un de ces pays, effectuez une demande d'homologation auprès de la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et du développement).
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